jeu
12
fév
2009
Vous me connaissez : en tant qu'élu local, j'essaie toujours de faire preuve du plus grand pragmatisme, sans jamais m'enfermer dans une idéologie aveuglante. Je fais partie de ceux qui considèrent aujourd'hui le modèle social français comme une chance, et je pense que mon analyse est partagée par bon nombre de femmes et d'hommes politiques dans notre pays. A titre d'exemple, en 2004, le Président de la République, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'économie, des finances et de l'industrie n'avait pas hésité à engager 800 millions d'euros sous forme de prise de participation pour sauver l'entreprise Alstom (qui fabrique entre autres le TGV). Lorsque la situation est difficile, il faut que les hommes politiques s'adaptent. C'est ce que l'on appelle le courage politique et l'éthique de responsabilité. Et aujourd'hui en cette période de fortes tensions, l'intervention de l'État agit comme un amortisseur. Je ne dis évidemment pas que, grâce à l'État, la crise n'est plus là, je la ressens dans chacun de mes déplacements dans ma circonscription, mais je dis que le modèle social français nous permet d'en atténuer les effets, et que donc d'une manière générale ce dernier fonctionne. Il est d’ailleurs complètement faux de dire que le gouvernement veut en faire table rase. Bien au contraire. Mais, dans la mesure où le cadre général dans lequel il s’inscrit a fortement évolué depuis les 30 Glorieuses (augmentation de l’espérance de vie, progrès médical, émergence d’un chômage de masse), des ajustement s’imposent pour en assurer la pérennité.
Alors, pourquoi résistons nous mieux que certains pays à la crise ? Tout d'abord grâce à la redistribution qui correspond au tiers du revenu moyen des français. Ainsi, même en période de crise, nos concitoyens peuvent continuer à tirer l'économie par la consommation (sans pour autant gonfler les déficits ou alourdir les charges des entreprises). Pour les retraités, la situation est également plus favorable qu'ailleurs dans la mesure où notre système de retraite est fondé sur la répartition (chaque actif cotise pour les retraités). Aux États-Unis ou au Royaume-Uni, le système est celui de la capitalisation, et avec la crise boursière, les retraités de ces pays ont vu fondre les économies qu'ils avaient placées en bourse pour leurs retraites. N'oublions pas également que nous avons d'autres raisons de nous réjouir : La natalité encore très forte cette année dope la consommation, et la solidité de notre système bancaire, renforcée par le plan de sauvetage des banques, nous aidera à traverser la difficile année 2009.
Le modèle social français est donc à préserver coûte que coûte, mais également à adapter. Il faut sans cesse l'ajuster aux évolutions de la société. Ainsi, récemment, le gouvernement, par la mise en place du Revenu de Solidarité Active, a voulu montrer que notre modèle d'État-providence n'était pas figé, et qu'il fallait sans cesse l'améliorer. En encourageant la reprise d'activité en période de crise, le gouvernement a voulu récompenser le travail, qui reste le meilleur moyen de sortir de la première grande crise économique du XXIe siècle.
Edouard COURTIAL
Je pense comme M. Hecht, que notre président n'a pas fait le bon choix en donnant aux banques l'argent qui aurait sûrement été mieux placé et mieux investis dans les entreprises, celles-ci étant le
"moteur" de l'économie.
Je félicite de toute évidence votre effort de pragmatisme Monsieur le député, ainsi que votre volonté d'agir, et je souhaite que votre carrière politique soit bénéfique à tous comme à
vous-même.
Enfin, mes derniers mots iront à M. Hecht. Votre colère envers notre président est certes justifiée, je pense que comme beaucoup, vous subissez la crise et constatez également les nombreuses
promesses non-tenues qui ont pourtant été faites, d'ailleurs, je ne puis m'empêcher de me sentir proche de vous, ne portant pas moi-même Nicolas Sarkozy dans mon cœur, comme on dit.
Néanmoins, votre message à l'égard de M. Courtial était quelque peu virulent, hors je ne pense pas que la solution à envisager pour améliorer la situation soit celle-ci. M. Courtial a son champs
d'action, de compétences, notre président a le sien, et peut être que l'un comme l'autre ignorent tout de ce qu'ils racontent, mais M. Courtial a l'avantage de pouvoir en savoir plus si ceux qui le
contactent l'informent, et de pouvoir ensuite mieux cerner les problèmes et mieux intervenir, le tout dans la limite de ses compétences cela va sans dire.
A l'avenir, soyez plus courtois et quelque peu moins agressifs, ou du moins faites en sorte que vos commentaires ne paraissent pas si aigris, ne le prenez pas mal, ce n'est qu'un conseil.
Bravo pour votre dynamisme Monsieur le Député. les commentaires précédents montrent qu'il faut encore convaincre, car on ne peut pas plaire à tout le monde, mais ce qui est certain c'est qu'il faut
absolument continuer à faire évoluer notre pays !
Comme dirait le Secrétaire d'Etat aux Sports, "ne lachez rien"
