Edouard COURTIAL
Député de l'Oise
ven
05
jun
2009

Les enjeux des élections de dimanche prochain
Dimanche prochain auront lieu les élections européennes.
Les instituts de sondage prévoient plus de 50 % d’abstention, voire 60 %. Cette perspective me désole car, contrairement à ce que pensent la majorité de nos concitoyens, le Parlement Européen joue un rôle très important. Il est en effet associé à l’élaboration de la plupart des lois européennes (que l’on appelle « directives » ou « règlements »). Or celles-ci possèdent un poids de plus en plus important au sein même de notre législation. Par conséquent, l’Europe, c’est déjà notre quotidien. Il s’agit donc de s’en préoccuper en allant voter dimanche prochain.
« Oui, mais que fait l’Europe pour nous, en ces temps de crise économique où le chômage augmente ? », diront certains.
Je crois que beaucoup de nos concitoyens n’ont pas mesuré le travail énorme qu’avaient accompli les pays de l’Union Européenne pour les protéger de la crise. Une faillite généralisée du système bancaire européen a pu être évitée grâce à l’action concertée des principaux pays européens. De la même manière, si en Europe, les effets de la crise se sont fait moins sentir qu’ailleurs (Etats-Unis et Japon notamment), c’est parce que les dirigeants des principales puissances européennes se sont accordés sur des mesures communes. Enfin, ne nous y trompons pas : si, au dernier G20, de véritables avancées ont été réalisées pour moraliser le capitalisme, c’est parce que les vues du couple franco-allemand l’ont emporté. Seuls, nous ne serions pas parvenus à imposer notre volonté. L’Europe est une démonstration que l’Union fait la force, à partir du moment où les responsables politiques font preuve de volontarisme. Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, en travaillant ensemble, en apportent une éclatante illustration.
Oui, l’Europe protège, oui l’Europe soutient l’économie, oui l’Europe possède une identité qui n’a pas vocation à se fondre avec les idéaux américains.
Mais l’Europe doit continuer d’avancer. Elle est aujourd’hui au milieu du gué. Il faut maintenant lui donner les moyens d’achever sa mue et donc de devenir une véritable force politique, qui compte dans le monde. Pour cela, il faut donc envoyer au Parlement européen des représentants de partis ayant la conviction que l’Europe peut et doit jouer ce rôle.
Le parti auquel j’appartiens, l’UMP, est celui qui a donné le plus de gages en ce sens, celui qui a montré le plus de signes de confiance en une Europe qui compte.
Nous, à l’UMP, nous croyons que « quand l’Europe veut, l’Europe peut ». Dimanche, par votre vote, rejoignez-nous dans cette conviction.