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11

jun

2010

Une Mission parlementaire, un travail à plein temps

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Edouard COURTIAL remet à Brice HORTEFEUX son rapport parlementaire

Une Mission parlementaire, un travail à plein temps


Comme vous le savez, j'ai remis le 17 mai dernier un rapport parlementaire à Brice Hortefeux, Ministre de l'Intérieur, de l'Outre-Mer et des Collectivités Territoriales, sur les besoins de sécurité liées au vieillissement de la population (lien vers le rapport, version intégrale)

Cette remise officielle clôturait une mission, longue de près de six mois. Mener à bien cette mission a été un travail de longue haleine.

J'ai en effet rencontré plus de 100 personnes lors d'entretiens souvent individuels, effectué cinq déplacements sur le terrain dont l'un au Canada, pays le plus en avance sur cette problématique. Je me suis également rendu dans le Loir-et-Cher et dans les Alpes-Maritimes.

J'ai dû ensuite expertiser, sélectionner, approfondir les nombreuses pistes, suggestions et remarques que mes interlocuteurs ont formulées. C'est à partir de cette matière brute que j'ai essayé de rédiger un rapport le plus complet possible. Celui-ci a d'ailleurs été qualifié de « très fouillé » dans un article du Figaro.

Par conséquent, cette mission a occupé une grande partie de mon agenda lors des six derniers mois.

C'est une contrainte à laquelle sont confrontés tous les parlementaires en mission. C'est pourquoi, la loi prévoit qu'ils sont rattachés au pouvoir exécutif. Ils sont ainsi dispensés des leurs obligations parlementaires. Il n'est en effet matériellement pas possible de mener à bien la mission confiée et de participer régulièrement aux travaux de l'Assemblée Nationale, notamment en commission.

C'est dans ce contexte qu'a été publié, par un site Internet, un classement sur les députés les plus actifs. Compte tenu de ce qui précède, il n'est pas anormal que je n'y figure pas en bonne position. Il aurait simplement été pertinent que les personnes qui ont établi ce classement prennent en considération la spécificité de ma mission (et de certains de mes collègues). D'ailleurs, j'observe que celui-ci a été dressé en fonction du nombre d'interventions dans l'hémicycle et en commission. Ce sont donc ces deux critères qui, selon eux, sont les plus significatifs pour évaluer le travail d'un député à l'Assemblée Nationale.

Les propositions de loi et les rapports rédigés ne sont pris en compte que pour départager des parlementaires ayant le même nombre d'interventions. Je suis assez étonné de ce parti pris. Elaborer une proposition de loi ou un rapport requiert en effet souvent davantage de travail que de faire une intervention, souvent très courte, en commission ou dans l'hémicycle. Je constate, à ce propos, que j'ai élaboré davantage de propositions de lois que certains de mes collègues classés dans les tous premiers rangs.

Quoi qu'il en soit, je pense qu'il est important de comprendre que le travail de parlementaire comprend de multiples facettes, tant à Paris que dans la circonscription. Durant ma mission, j'ai choisi d'utiliser le temps qu'il me restait à aller sur le terrain et à traiter les demandes que les administrés m'adressaient. La gestion de ces requêtes représente une part très importante de mon travail et de celui de mon équipe puisque ce sont plus de 200 dossiers par mois qui nous traitons, à ma permanence (environ 2 500 par an). Mais cela me parait normal parce que j'ai fait de la proximité et de l'écoute les pierres angulaires de mon engagement d'élu.

Pour symboliser l'esprit de ma mission parlementaire, j'ai souvent évoqué une citation de Claude LEVI-STRAUSS qui disait qu'on « juge une civilisation au sort quelle réserve à ses aînés ». Dans le même esprit, je dirais qu'on « juge un député au sort qu'il réserve à ses administrés »...

 

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Commentaires: 2

  • #1

    MAHARI Geneviève (samedi, 12 juin 2010 07:14)

    j'ai lu avec plaisir les explications, mais , je ne doutais pas un seul instant du travail réalisé. Malheureusement, ce n'est pas la première fois que les journalistes font ce type d'enquêtes, et en occultant volontairement le travail relatif aux missions. Ne serait-il pas possible que les parlementaires proposent eux-mêmes des critères aux journalistes, critères qui seraient discutés, mais qui mettraient en relief les différentes facettes du travail parlementaire et seraient plus près de la réalité. Cependant, il reste toujours l'intérêt pour les journalistes de faire un scoop
    et d'offrir quelques personnes à la vindicte publique

    bonne journée

    Geneviève MAHARI

  • #2

    Jean-Marc (lundi, 16 août 2010 12:48)

    je vous felicite de vos idées concernant les aides de rentrées scolaires Bien à Vous

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